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Autres Univers - %TITRE%


Retard éternel

La malédiction levée ?

Une entrée sans problème

Le reste de la traversée du couloir se termina sans incidents notables ; à ce moment-là, j'étais vraiment stupéfait, serait-il possible que je me retrouve avec presque une heure d'avance dans la salle de réunion ? J'avançais vers la porte de la salle, craignant à tout moment un évènement improbable qui me ferait faire demi-tour, m'enverrait à l'hôpital ou me condamnerait à aller autre part dans un délai imparti qu'il me serait impossible de tenir. Mais il ne se passa rien et je pus saisir la clenche de la porte. Je pivotai vivement le poignet pour l'ouvrir et me précipiter à l'intérieur mais je sentis une résistance : la porte était verrouillée et je n'avais pas la clef. Immédiatement, les scénarios les plus catastrophiques s'imposèrent à mon esprit devant la lourde tâche que je devais alors accomplir : aller demander la clef à la secrétaire a l'accueil. Seul point positif : l'accueil se trouvait juste à côté de l'entrée de la salle mais c'était vraiment tout. En effet, la secrétaire était une femme qui paraissait avenante devant tous les étrangers qui se présentaient mais une fois "intégré" à l'entreprise, son attitude envers vous changeait radicalement : elle devenait acariâtre, agressive et refusait de vous rendre le moindre service qui n'était pas dans ses attributions au sens le plus strict du terme. Un exemple pour que vous compreniez mes appréhensions : la photocopieuse de l'équipe étant tombée en panne inopinément, la seule disponible restait celle de l'accueil située dans le bureau de cette secrétaire ; ce bureau était inaccessible directement car la plate-forme d'accueil où la secrétaire officiait barrait le passage. Donc, en notre âme d'êtres humains feignants et fainéants, nous allâmes demander à la secrétaire si elle pouvait nous faire les photocopies. J'ai compris sa réaction dans cette situation : elle avait refusé car elle allait tout le temps être dérangée et ne pourrait pas faire son travail ce qui, dans ce cas était exact. Pleins de bonne volonté, nous lui proposâmes alors de laisser la plate-forme du panneau d'accueil ouverte pour nous permettre de faire nos photocopies nous-mêmes. Mais cette idiote, prétextant qu'elle n'avait pas le droit de nous laisser entrer dans le bureau et que l'usage de cette photocopieuse était exclusivement réservée aux tâches administratives, n'a pas voulu nous ouvrir. Après cet incident, le dernier de toute une liste, une pétition a circulé pour "la faire remplacer" (qui est plus correcte que "la faire virer avec un bon coup de pied au cul" qui reste encore faible vu tout le mal que je lui souhaite). C'est donc dans un état d'extrême désespoir que je me tournai vers l'accueil. M'approchant précautionneusement (bien que cet adverbe soit peut-être exagéré), je remarquai un subtil changement d'atmosphère ; au lieu de l'horrible parfum à l'odeur envahissante, voire suffocante, de l'habituelle secrétaire s'épanchait là une douce fragrance fraîche et agréable. Je fus surpris de découvrir là une jeune demoiselle charmante. Après un moment d'étonnement et quelques explications, je me réjouis : la grognasse (et encore c'est flatteur pour cette vieille peau) avait fini par être remplacée, et très avantageusement à ce qu'il semblait1.

A la suite d'une tentative de drague poussive (no comment) et donc vaine, je lui demandai les clés pour ouvrir la fameuse salle de réunion. Contrairement à l'ancienne pouf... secrétaire, elle ne m'opposa aucun argument débile et même se leva pour aller déverrouiller elle-même la porte, ce dont je lui fus très reconnaissant, pressentant des ennuis avec la clé qui pourraient être induits par ma malédiction. Intrigué que tout se déroule de façon normale (pour les autres), je retentai une seconde fois d'ouvrir la porte. Craignant une subite explosion, une électrocution ou un Claptor de Mazrok avec échec critique2, je fermai les yeux un instant en poussant la porte. Soudain, par un mouvement tournant des plus communs et dans un silence que seules une installation des plus minutieuses et une moquette pas trop épaisse pouvaient garantir, la porte s'ouvrit sur la salle de réunion... vide ! C'était en effet la dernière chose que je craignais : que la salle de réunion fusse occupée ce qui m'aurait obligé à repasser plus tard. Vous me direz que c'était très peu probable vu que la porte était fermée à clé et que personne de sensé ne proposerait un meeting de si bon matin (C'est beau la nature humaine) ; cependant, mon expérience m'avait appris que les évènements les plus improbables peuvent survenir aux plus mauvais moments dans ma vie : je suis l'exemple vivant de la loi de Murphy et de ses corollaires. Circonspect, j'entrai dans la pièce et m'installai sur un siège, celui qui me parut le plus confortable3.
1:   NDLA : à ce moment-là, dans ma tête, je pensais avoir fini le récit mais vous remarquerez que notre protagoniste n'est toujours pas entré dans la pièce et qu'il ne lui ait rien arrivé de sérieux. Je ne pensais vraiment pas être capable d'écrire un texte aussi long sur si peu d'évènements; ça ne veut malheureusement pas dire que je suis meilleur écrivain/scénariste que je le pensais !
2:   Merci à PenOfChaos pour le Donjon de Naheulbeuk : http://www.penofchaos.com/warham/donjon.htm et si vous ne voulez pas télécharger toute la saga, ce qui est dommage, voila un lien vers un article du même site : http://encyclopedie.naheulbeuk.com/article.php3?id_article=31
3:   NDLA : Allel... Oups... ne soyons pas tendancieux : hourra, finalement il y est mais comme vous vous en doutez, il ne pourra pas y rester. Suspense : qu'est-ce qui va le faire sortir de la salle ?

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